Un soin qui s'adresse au corps pour atteindre ce que les mots seuls ne peuvent pas toujours toucher.
La psychomotricité est une profession de santé réglementée, présente dans toutes les institutions thérapeutiques aux côtés de la psychologie, de l'orthophonie, de la kinésithérapie et de l'ergothérapie. Elle est également présente en crèches et dans les relais d'assistantes maternelles. Chaque discipline ayant sa spécificité et se complétant, la psychomotricité apporte un angle de vue singulier : celui du corps en mouvement et en relation.
Le psychisme, le cerveau, dirigent l'action en s'appuyant sur des repères. Ces repères s'acquièrent tout au long du développement, mais certains peinent à s'intégrer, pour des raisons diverses : une naissance prématurée, un traumatisme, un manque de confiance, un blocage, parfois un handicap. Renforcer ces repères, c'est permettre à l'enfant de mieux s'organiser, d'apprendre, d'évoluer avec confiance dans ses acquisitions motrices, son rapport à lui-même et aux autres.
Ma pratique s'enracine dans la conviction que le corps et le cerveau ne fonctionnent pas l'un sans l'autre. L'enfant construit sa pensée à travers ses expériences motrices et sensorielles, bien avant les mots et les apprentissages formels. C'est ce que les neurosciences confirment aujourd'hui sous le nom de cognition incarnée.
Ce qui guide ma lecture : aucun de ces axes ne fonctionne seul. Un enfant agité n'a pas forcément un problème d'attention. Il a peut-être un système nerveux qui peine à se réguler, une intégration sensorielle qui déborde, un besoin de sécurité corporelle non satisfait. Lire l'enfant dans sa globalité, c'est ce qui permet d'agir vraiment.
Tonus atypique, peu de curiosité motrice, difficultés d'éveil ou au contraire hypersensibilité. On soutient la construction des premières expériences sensorimotrices et la relation parent-bébé.
Agitation, impulsivité, émotions qui explosent ou au contraire enfant qui s'inhibe et disparaît. Le système nerveux ne parvient pas à moduler les entrées sensorielles. On travaille sur la régulation tonique, les appuis corporels, la respiration.
Au-delà de l'agitation visible, un travail fin sur l'organisation corporelle, la proprioception et les stratégies de régulation. Avec une attention particulière aux profils féminins, souvent moins repérés.
Quand le geste ne suit pas l'intention. Le travail porte sur la coordination, la dissociation des membres, la planification motrice et l'automatisation des schèmes.
La thérapie en psychomotricité propose à l'enfant d'enrichir ses repères en passant par l'expérience corporelle, en trouvant de nouveaux appuis. Pas par des exercices mécaniques, mais par le jeu, l'exploration, la relation.
La psychomotricité s'inscrit dans un travail en réseau. Je travaille en lien avec les médecins, pédiatres, orthophonistes, psychologues et enseignants. Le bilan psychomoteur apporte des éléments concrets qui viennent éclairer et compléter le regard de chacun.
Vous souhaitez comprendre comment se déroule un suivi
et ce qu'apporte un bilan psychomoteur ?